Par Ali Abdesslem
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La coopération technique allemande, GTZ, achève un programme ambitieux de soutien à l’entreprise
tunisienne sous forme d’édification d’une structure capable de porter la mission de management de l’innovation et d’en faire un processus pérenne. C’est un blindage d’avenir et un visa pour le
futur. La première étape de ce programme a pris une année et demie.
A présent que les compétences sont au point, il fallait passer à l’étape suivante qui consiste à les mettre en réseau. L’entreprise pourra alors s’adresser à une structure intégrée de la consultance. Le processus est en fin de parcours et toute la semaine dernière Philippe Crapart, formateur consultant qui a une expérience de 30 ans du monde de l’entreprise, était à Tunis.
Sélectionné par la GTZ, c’est lui qui a eu la tâche d’accompagner les consultants des bureaux d’études et de Conseil privés qui ont adhéré au programme, de s’atteler à la mise en route d’un réseau dédié à l’innovation. Ils se sont mis en conclave et ont étudié ensemble la manière de générer cette superstructure qui pourra désormais les fédérer.
Philippe Lotz, responsable de la composante Innovation à GTZ et Philippe Crapart étaient à pied d’oeuvre pour la mise à feu de ce réseau. Ils ont gentiment accepté de revenir sur tout le process, et sa finalisation. Lever de rideau sur RES’INN , sigle fétiche de ce réseau de l’innovation dont le slogan, rédigé par les participants même à ce conclave auquel la presse a été conviée, est « RES’INN, la force pluridisciplinaire de référence, dédiée à l’innovation».
Nous les avons vus au travail. La méthode de cogitation et l’esprit qui y régnaient ont suscité notre admiration. Bon vent !
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La crise globale continue ?
Vous faites encore cap sur de gros nuages noirs, ne paniquez pas, assurez vous juste que vous comprenez ce qui va se passer et préparez-vous. C'est un règle d'or pour les skippers des voiliers et les dirigeants des entreprises.
Le pont doit être aussi dégagé que possible. Tout doit être amarré et si possible rangé dans le bateau. Chacun doit connaître précisément son rôle, Ce dont il a la charge et ce qu'il doit communiquer au skipper.
C'est aussi le moment de regarder les prévisions météorologiques et les cartes de navigation. À quelle distance vous trouvez-vous des dangers côtiers, est il encore possible de changer de route et d'éviter l'œil du cyclone ?
Comment profiter au mieux de la forte houle et des vents violents ? Comment surfer sur les vagues plutôt que les défier frontalement toutes les deux secondes?
Quiconque a navigué dans une véritable tempête sur un voilier de croisière sait bien qu'apporter de véritables solutions et agir face à ces questions est vital. Et sait aussi qu'à la fin de l'épreuve, lorsque on l'a affrontée en vrai professionnel, on est plus fort que jamais. Ce que chacun doit savoir aussi, comme le savent les grands skippers engagés dans les courses autours du monde, c'est que c'est plus facile quand un routeur à terre vous indique la route à suivre et quand votre équipage est bien entraîné et dirigé.
Que diriez-vous d'un équipier à bord qui vous aiderait et s'assurerait que les manœuvres ont bien coordonnées ? Que penseriez-vous d'un pilote pour entrer dans la passe ? que diriez-vous d'un routeur chevronné avec qui vous pourriez envisager les options, leurs implications et les réponses à apporter ?
Voyons ce que vous devriez faire et ce que nous pouvons faire pour vous.
Se préparer à la crise
Ne dites jamais qu'il est trop tard pour se préparer. La tempête va passer sur vous et votre équipage, votre bel optimisme naturel n'y fera rien !
Mettez vos processus sous contrôle rapproché.
Assurez-vous que vous avez bien amarré vos clients actuels. Ce n'est pas le moment de les perdre en leur fournissant un service ou des produits douteux..
Ce n'est pas non plus le moment de perdre votre argent avec un service de recouvrement boiteux. Vous devez vous assurer que chaque processus fonctionne à la perfection. Que les règles sont respectées, et qu'elles convienne à la situation.
Nos brochures Lean et agile vous expliqueront comment on s'y prépare.
Assurez-vous que vous gardez une bonne visibilité.
Les vents ne sont pas orientés au même cap à tous les endroits, la dépression s'enroule autour de son centre. Ce n'est pas le moment de perdre votre énergie, produire trop est aussi néfaste que manquer de marchandises.
Il vous faut un bon processus de prévisions, lié à votre planification de ressources et à votre budget. Il faut augmenter la visibilité des chaînes logistiques amont et aval auxquelles vous êtes connecté. Il vous faut plusieurs options, liées à des plans de sauvegarde que vous activerez ... ou non.
Notre brochure « visibilité » vous expliquera comment nous pouvons vous aider à prévoir votre futur.
Centrez-vous sur votre activité
stratégique.
Évitez toute diversification dans cette période, bien au contraire, assurez-vous que vous êtes bien centré au cœur de votre activité stratégique. Elle suffira bien à occuper votre équipage à la manœuvre sans ajouter de nouveauté mal maîtrisée!
Notre document 'Gestion stratégique de la chaîne logistique' vous dira comment vous centrer sur la stratégie.
Surfer sur la crise.
Maintenant que votre voilier est bien préparé, vous êtes certainement parmi les mieux placés pour profiter des opportunités présentées par la crise. Vous êtes prêt à servir les clients de vos concurrents, ceux qui ont réagi plus tard et plus violemment, et qui sont maintenant à cours de marchandises. Vous êtes en bonne position pour racheter ceux d'entre eux qui sont en situation difficile, ceux qui ont méprisé l'annonce de la crise, qui n'ont pas anticipé, et qui sont maintenant à court de cash.
Gérez les risques et saisissez les opportunités.
Il est maintenant temps pour vous non seulement de gérer votre chaîne logistique prudemment, mais aussi de garder un œil avisé sur votre stratégie et de vous assurer de la bonne mise en œuvre des
actions stratégiques décidées. De gérer vos projets en excellent professionnel. Si vous voulez gagner la course, vous devez être positionné au point le plus avantageux quand le ciel va
s'éclaircir et que la houle tombera.
Notre document' gestion des risques' vous dira comment combattre les éléments déchaînés.
Assurez-vous que vos hommes forment un équipage.
Ce n'est pas le moment de jouer personnel. Les équipes sont la clé, elles sont plus fortes et plus rapides que la somme des individus, les efforts doivent être réalisés par tous les partenaires.
La stratégie est aussi importante que l'exécution. Et le flux d'information est vital pour tous : le bon message au bon moment. Il n'y a pas de place pour les rumeurs ou les longs discours. Construire une équipe solide est atteindre le niveau du ressenti, de la cohésion, du partage profond et instinctif.
Notre brochure 'équipes et Ingénierie du changement' vous expliquera comment mobiliser toute l'intelligence et galvaniser toutes les forces.
Gagner la course
Continuez la
compétition.
Une fois que le ciel s'éclaircit, il est temps de reprendre la course. Vous devez être préparé à envoyer le spinnaker lourd dès que possible. Mais vous devez encore stabiliser la situation, reconstruire ce qui a souffert de la tempête, attendre que la houle se calme.
Ajustez vos ressources aux besoins, levez la tête et anticipez les prochains challenges. Augmentez doucement la voilure, et assurez vous que les voiles sont toutes bien réglées.
Réparez et renforcez ce qui a cassé.
Il vous faut aussi capitaliser sur vos apprentissages et vous assurer que vous serez encore mieux préparé pour la prochaine crise. Elle sera différente, elle viendra d'un autre cap, mais elle nécessitera le même processus de lutte.
Gardez les bonnes pratiques : le déploiement stratégique, la gestion de programme et de projet, l'agilité dans la demande et la fourniture, les processus d'amélioration continue, et par dessus tout, conservez l'esprit d'équipe et gardez l'enthousiasme à son zénith.
Notre 'Guide de l'excellence opérationnelle' vous aidera à garder le bon cap.
Le château de cartes des milliards d'euros et de dollars virtuels vient de s'effondrer...
et l'argent se fait rare ! . On a déjà déclaré certaines grosses banques américaines en faillite. Prises dans la tourmente, celles qui, n'ont pas encore cédé, limitent les crédits à
leurs clients. Elles voient la vague s'approcher. Les crédits qu'elles-mêmes avaient consentis aux autres banques en faillite ne seront pas tous remboursés. Et dans l'eau trouble de la finance,
dans cette chaîne économique où tout se tient, se maquille et se transforme, allez donc savoir ce qui va craquer en premier ... ?
Chez Durand & Fils, on s'occupait le moins possible du domaine de la finance. Pensez donc, cinq générations d'industriels ! La relation avec la banque se limitait aux besoins de trésorerie pour faire face à la formidable réussite des nouveaux produits depuis que l'on s'était ouvert à l'export.
Mais voilà que soudain la banque ne suit plus !
- Non, bien entendu monsieur Durand, j'ai toujours confiance en vous et en votre entreprise, mais vous comprenez, les instructions viennent de la Direction Générale, nous devons nous limiter aux ratios imposés sans exception. Je n'ai plus le pouvoir de décision.
Alors, comment faire pour prendre et livrer cette grosse commande, qui matérialiserait 2 ans d'efforts commerciaux et l'ouverture tant souhaitée sur le marché Russe ? Il faut acheter de la matière, il faut envoyer sur site du personnel, et le Directeur Financier est formel : il n'y aura pas la trésorerie suffisante pour faire les paiements et les salaires dans trois mois, alors que les marges sont là, et que les résultats devraient être au rendez-vous ... ! Si seulement on avait assez de trésorerie pour pouvoir honorer les nouvelles commandes !
Pendant ce temps, chez Machinex International, le Directeur de la Business Unit concurrente de Durand & Fils est confronté au même problème, et n'a pas tant d'états d'âme. Le Groupe est solide, et Il faut prendre ce marché Russe, d'autant plus que son bonus et sa promotion au sein de la Direction du Groupe sont liés au chiffre d'Affaires ! Alors, difficulté de paiement dans trois mois où pas, on fonce, les fournisseurs n'auront qu'à attendre ! De toute façon, il ne sera plus là si cela leur pose des problèmes. S'ils ne peuvent plus livrer, s'ils déposent le bilan, son successeur n'aura qu'à prouver qu'il est un bon manager !
Lors de ses études dans une grande école de commerce, le jeune Durand a eu l'occasion de rencontrer quelques enseignants vacataires au point de vue décapant. Se rappelant de leurs cours, il a soudain une vision :
- Le Rendement des Capitaux Employés..., dit-il à son père.
- Ne me parle pas de finances, rétorque ce dernier. Les banquiers ne sont pas une aide à l'industrie, ce sont des freins et des dangers publics. Ils jouent avec notre argent et nous font payer leurs pertes !
- Je ne parle pas de finances, je parle d'industrie, et je vais t'expliquer ce que nous ont appris à l'école Philippe Crapart et Gilles Lauga, commença-t-il.: Notre argent est immobilisé par nos stocks et nos en-cours. Fort heureusement, notre qualité de produits et de service est bonne, et nos clients nous paient dans les délais. Mais comment expliques-tu que nous ayons plus de quatre mois de stocks et d'en cours, alors que nous serions capables de réaliser le produit en deux semaines ? Tu imagines la différence si nous libérions trois mois de stocks et d'en-cours sur les quatre ? Il faut au plus vite changer notre organisation, améliorer nos prévisions commerciales et planifier au plus juste pour anticiper le juste nécessaire. Il faut réduire les tailles de lots, quitte à payer un peu plus cher, mais immobiliser moins de capital. Il faut organiser notre entreprise en fonction des impératifs nouveaux. S'il n'y a pas d'argent, en libérer en trouvant du temps !
- Bonne idée fiston ! Et comment fais-tu cela, comment changes-tu vingt ans d'habitudes ?
- Eh bien ! Si ma mémoire est bonne, Gilles et Philippe n'étaient pas que des consultants, en tout cas pas des consultants classiques. Non seulement ils avaient eu des responsabilités opérationnelles dans l'industrie, mais ils s'étaient formés au coaching des équipes.
- Doucement fiston ! Tu me dis maintenant que c'est par du coaching qu'il faut passer ? Attends un peu, pour moi un coach c'est celui qui entraîne Laure Manaudou sur le bord de la piscine, tu veux faire venir un gars comme cela dans l'entreprise ?
- Non, pas du tout, c'est très différent. Ils mettent les personnes en situation, pour permettre à chacun de comprendre la nécessité du changement, la façon de le réaliser rapidement et durablement, et surtout la nécessité de sa contribution personnelle. Ensuite, ils accompagnent le changement en formant aux nouvelles techniques et méthodes, et en assistant un chef de projet interne.
- Tu veux dire qu'il faudrait investir toute cette énergie dans le changement, et que tout le monde serait impliqué ! Et qui va produire pendant ce temps là ? je te rappelle que nous allons être rapidement à court de personnel !
- Ce que je veux dire surtout, c'est que le temps, pas plus que l'argent, ne nous sera donné. Nous n'avons qu'une solution : Prendre le temps ... de gagner du temps.
- Donnes-moi donc le numéro de téléphone de tes deux drôles, que je les appelle !
- 04 72 27 84 38 pour Gilles Lauga et 01 49 73 71 40 pour Philippe Crapart. Dis leur bonjour de ma part, bien que je ne sois pas certain qu'ils se souviennent de moi.
Si vous voulez en savoir plus sur nos capacités à réduire vos besoins en fonds de roulement, contactez-nous aux numéros ci-dessus ou par e-mail
Gilles Lauga et Philippe Crapart.
Contactez-nous pour évoquer plus à fond les challenges de votre entreprise que nous pourrions contribuer à relever dans ce domaine
Un salarié européen sur cinq déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail. Ce terme s'applique « quand une personne ressent un déséquilibre
entre ce qu'on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre" nous dit l'institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention
des accidents du travail et des maladies professionnelles.
On a vu ces derniers mois plusieurs cas de suicides sur le lieu de travail ou accompagnés de lettres faisant état du stress lié au travail. Ce n'est certainement
pas la seule cause. Un suicide est une catastrophe humaine et, comme toute catastrophe, elle trouve généralement sa cause dans une conjonction de facteurs. Sans nul doute la pression de la
société et de l'entreprise en sont des facteurs importants. ...
Découvrez la suite de ce texte d'introduction dans notre nouveau livre édité chez AFNOR. C'est une nouvelle édition révisée et augmentée de notre précédent ouvrage
"7 mesures de performances" désormais épuisé. Il couvre le sujet des mesures de performance des entreprises dans une nouvelle perspective, profitable aux hommes de l'entreprise, donc à
l'entreprise !
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Partenariat, pression, négociation, dépendance, … angélisme, dure loi du marché, … et même esclavagisme ou prise en otage. Tous ces
termes tournent dans nos têtes lorsque l’on parle de partenariat et d’achat.
Dans notre société de plus en plus centrée sur l’économique et le court terme, nous avons du mal à trouver le Nord qui nous orientera.
Nous perdons nos références, l’argent devient le dénominateur commun de décisions instantanées. Les valeurs morales qui guidaient les relations s’estompent. Tout ce qui n’est pas
explicitement interdit semble permis.
Qu’en est-il des relations avec vos partenaires industriels et commerciaux ?
Quel est l’impact de ces relations sur votre futur ?
Comment optimiser le futur de l’entreprise étendue ?
Les relations actuelles
La plupart des entreprises ont beaucoup trop de fournisseurs. C’est un problème, mais ce n’est pas le plus grave. Bien souvent elles
ne les différencient pas, ils sont tous à la même enseigne.
Les produits et les marchés bougent très vite. La pression de l’écologie, le coût des énergies, le coût des matières premières
changent la donne, et créent de nouveaux équilibres. Dans le même temps, la globalisation des échanges se fait sentir chaque jour avec des pressions puissantes et changeantes sur les
coûts de main d’œuvre, et création simultanée d’opportunités de marché énormes.
Trop de pression sur un de vos fournisseur et il recherche d’autres clients, peut-être vos concurrents. Pas assez de pression et il se
repose sur une situation profitable, au risque de vous entraîner dans son vieillissement. Pas assez d’éclairage et il n’aura pas les capacités pour vous suivre ou il aura trop de frais
fixes si vous baissez votre cadence.
L’intégration verticale est de plus en plus rare, c’est même une véritable exception. De nos jours, il est fréquent de trouver des
entreprises qui intègrent en finale les produits dont elles font la distribution, et dont elles ont dirigé la conception. C’est évident pour l’automobile, patent pour l’aéronautique, mais
également pour l’électronique, tant professionnelle que grand public.
Les fournisseurs acquièrent les techniques du marketing et tentent de contourner les achats pour faire prescrire leurs produits par
les utilisateurs. Ils créent ainsi parfois des opportunités en apportant de nouveaux produits ou de nouvelles techniques. Ils créent le plus souvent des nuisances en multipliant leur
nombre avec son cortège de coûts sans valeur ajoutée : commandes, réceptions, paiements.
Dans un tel environnement, qui doit orienter les achats, comment faire le grand écart qui permet de piloter le partenaire stratégique
et d’acheter les consommables de bureau au meilleur prix ? Quel est le rôle des achats, quel est celui de la logistique, et que doit faire l’équipe de Direction pour répondre à cette
question essentielle ?
Le futur de l’entreprise étendue
Sans une vision claire de l’orientation de l’entreprise, il n’y aura pas de sens pour chacun, et encore moins de sens partagé pour
tous. Cette vision doit impérativement être déployée en une stratégie et surtout en un jeu unique d’actions stratégiques. C’est l’objet de la ‘One Page Strategy’, un tableau d’une page A4
qui résume la vision à moyen terme (vers quoi) et les actions stratégiques (comment) de l’entreprise. Il comporte bien évidemment les orientations de la chaîne logistique étendue. Comment
en serait-il autrement de nos jours !
Au-delà de cette One Page Strategy, une gestion de projet solide viendra assurer la progression harmonieuse de ces actions.
Ainsi, l’orientation stratégique est donnée. Il devient alors possible de travailler à la catégorisation des fournisseurs. Il faut
différencier quatre catégories : les fournisseurs stratégiques, les fournisseurs incontournables ou critiques, les fournisseurs à mettre sous pression, et les fournisseurs
‘nuisibles’.
Créer de la valeur
Les fournisseurs stratégiques sont ceux avec qui nous désirons gagner plus, et « ensemble ». Ils trouvent un avantage à travailler avec nous, et c’est réciproque. Nous développerons de nouveaux produits et de nouvelles techniques avec eux. Nous devons construire une relation de partenariat et toute l’entreprise sera impliquée, du Directeur Général à l’opérateur, de la conception à l’après-vente. L’erreur fatale serait de les tuer par une trop forte pression. Souvenez-vous de la sidérurgie Lorraine, qui a tué ses fournisseurs avant de mourir elle-même.
Garantir la fourniture
Les fournisseurs critiques sont ceux qui sont uniques, irremplaçables et qui le savent. Leur disparition serait dramatique, nous sommes dans l’obligation d’accepter leurs augmentations de tarif, et … de chercher à les remplacer. Tous les moyens sont bons : intégration, développement de nouveaux fournisseurs, remplacement de technologie, etc..
Faire des économies
Les fournisseurs à mettre sous pression sont tous ceux qui ont des produits standards, et qui représentent des valeurs d’achat significatives chez vous. La concurrence est là pour vous aider à créer la pression, il faut simplement prendre garde à ne pas détériorer la qualité fonctionnelle ou logistique.
Ne pas perdre son temps
Enfin, vous trouverez les fournisseurs ‘nuisibles’, qui représentent peu de valeur d’achat sur des produits standards ou non critiques pour l’ajout de valeur dans l’entreprise. Ce sont des candidats à l’élimination.
Quelle tactique adopter ?
Si les fournisseurs stratégiques sont les plus importants à long terme, ils ne nous semblent pas les plus urgents à prendre en considération par les achats. Laissons les services juridiques développer des accords de partenariat, de confidentialité, de propriété sur les nouveaux développements et connectons les R&D de nos entreprises et des leurs. Les fournisseurs critiques sont certainement à traiter rapidement s’il y a un fort risque de défaillance de leur part ou si leur poids dans les coûts de l’entreprise est tel qu’ils peuvent la mettre en danger. Une analyse s’impose, et dès que le risque sera revenu à un niveau acceptable ils pourront être positionnés en attente. Les fournisseurs sous pression sont certainement un chantier important. Ils sont déjà travaillés par le service achat. La concurrence se charge de limiter leur appétit pour des marges injustifiées. Ce sont les fournisseurs ‘nuisibles’ qu’il faut éliminer au plus tôt. Ils consomment votre énergie, ils perturbent vos actions de fond en nécessitant un grand nombre de commandes et de négociations pour des montants qui n’en valent pas la peine. Standardisez les produits achetés, regroupez les achats chez des revendeurs, regroupez les petits fournisseurs entre eux.
Jusqu’où aller ?
Il est facile de vouloir aller trop loin dans l’élimination des fournisseurs nuisibles. Il est difficile de convaincre en interne de la nécessité d’éliminer un fournisseur, un produit ou un service particulier. Les opinions prennent vite le pas sur les faits, surtout lorsque ceux-ci ne sont pas documentés complètement. Quel est le prix d’une commande, de sa réception et de son paiement ? Quel est le prix complet d’un produit acheté, avec ses perturbations liées au transport, aux écarts de qualité, à la distance culturelle du fournisseur ? Quel est le flux de dépenses par catégorie de fournisseur, par catégorie de produit, par département ? Où se situent les plus gros potentiels d’économies ? Soyez pragmatiques, commencez votre démarche par une valorisation approximative mais adéquate de ces coûts et de ces potentiels, l’économie en discussions stériles sera considérable.
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